29/01 | Une espérance s'éveille

Publié le 30/12/08 à 00:40

« Ceux qui espèrent dans le Seigneur renouvellent leur force, ils déploient leurs ailes comme des aigles, ils courent sans s’épuiser, ils marchent sans se fatiguer » (Is 40, 31). C’est cette parole du livre d’Isaïe que les participants à la 31ème rencontre européenne sont invités à méditer à l’occasion de la première prière au Hall expo de Bruxelles. Pour les belges qui ont déjà participé à des rencontres européennes, le cœur est à la fête.

Il y a si longtemps qu’ils attendaient cela pour leur pays ! Pendant ces 5 jours, nul doute que chacun pourra renouveler son espérance et sa force dans le Seigneur et faire grandir la communion entre les peuples tant recherchée par la communauté de Taizé à travers ces rencontres qui, depuis la mort de frère Roger, veulent encore passer les frontières.

Passer les frontières

C’est ce que nous dit frère Aloïs dans sa méditation qui suit le traditionnel temps de silence dans lequel chacun peut goûter à la profondeur de ce qu’il est et y découvrir l’amour de Dieu qui se donne en nos cœurs. Après avoir remercié les habitants de Bruxelles pour leur accueil et leur contribution au renouvellement de la société, frère Aloïs prend le temps de s’exprimer sur la récente rencontre de Nairobi au Kenya au cours de laquelle 15 pays africains et 7000 jeunes étaient présents. Et le prieur de la communauté de relever le témoignage d’une jeune ruandaise rencontrée sur place, Clarisse, qui appelle les jeunes européens à prier pour son pays en proie à la violence, au chômage et au génocide. Frère Aloïs souligne alors la joie qui habite les africains malgré les lourdes difficultés qu’ils vivent. Il ne manque pas non plus d’insister sur les attentes du cœur que nous partageons avec eux en occident et dont la plus importante est la paix du cœur. Cette 31ème rencontre s’annonce bel et bien sous le signe de l’espérance à laquelle nous invite Isaïe.

Une grâce d’abandon

Avant de reprendre la prière par le chant, frère Aloïs propose une vision tout aussi belle que profonde de la prière. Il définit en effet celle-ci comme l’acte de se plonger dans le courant d’amour qui existe entre Dieu et les hommes. C’est provoqué à l’espérance et appelé à s’abandonner dans la prière que l’assemblée chante « Nada te turbe » et touche à la grâce de Taizé répandue sur Bruxelles. Puissions-nous garder au cœur l’élan de cette première prière commune et laisser l’espérance grandir en nous pendant ces journées de prière et de rencontres.

Jean-Pol G.

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