Taizé : Fr Aloïs rend grâce pour la rencontre de Bruxelles
Au terme de la rencontre de Bruxelles, le sourire de Fr Aloïs n'est pas qu'optimiste, c'est la joie qui s'affiche parce que les semences d'espérance que portait la rencontre de Bruxelles, sont bien réelles. « C'est fini, mais ça continue dans les coeurs » dira-t-il à la fin de la rencontre.
D'emblée, lors de sa méditation finale, le prieur de Taizé a remercié tous les acteurs qui ont soutenu ce pèlerinage de confiance par leur préparation et leur collaboration. Une telle expérience de solidarité crée l'espérance et la continuité du vouloir vivre ensemble la « source désensablée ».
« Notre reconnaissance est grande pour l'accueil que nous avons reçu. Merci de tout coeur à ceux qui ont ouvert leurs portes. Merci aux responsables des Eglises qui ont soutenu toute la préparation. Merci aussi aux autorités civiles qui ont apporté leur collaboration.
Ces jours nous avons fait cette expérience : être rassemblés dans une si belle communion fait naître une espérance pour notre vie personnelle, pour la société, pour le monde. Cette communion vécue concrètement nous ouvre même à une nouvelle compréhension de Dieu.
Tous nous voudrions, de retour chez nous, transmettre cette espérance. Il importera alors de revenir constamment à la source. Cette source est là, tout près de nous, et même en nous. Elle est dans une communion personnelle avec le Christ. Chaque matin, écoutons son amour ! Il nous rend à la vie. » (...)
Le pélérinage de confiance continue
Globe-trotter infatigable, Le prieur de Taizé a annoncé ses prochains déplacements vers les villes-étapes du pèlerinage de confiance dans les Pays baltes, puis en Espagne, Allemagne et Hongrie. Même si la vocation première des frères de Taizé est la vie fraternelle, suivre le Christ implique également d'accueillir son prochain, le petit ou le démuni, où qu'il soit. « Le Christ nous impose une vie commune avec nos frères, mais à cause de la mondialisation vécue dans l'Eglise, il faut être présent au monde aujourd'hui », dira-t-il encore lors d'une interview que les lecteurs ne manqueront pas d'écouter sur RTBF-La Première dimanche 5 janvier dans l'émission de Fr. Vinsot « Il était une foi »
« Quels engagements sont alors à notre portée face à la complexité des problèmes qui nous entourent, la pauvreté, les injustices, les menaces de conflits ? N'est-ce pas d'aller vers les autres, dans une grande simplicité ? Allons vers les plus vulnérables ! Visitons ceux qui sont exclus ou abandonnés ! Cherchons à accomplir des signes concrets d'une Europe ouverte et solidaire, pensons en particulier aux immigrés si proches et pourtant souvent si loin !
Nous découvrirons ainsi la présence du Christ même là où nous ne l'aurions pas attendue. Ressuscité, il est là, au milieu des humains. Il nous devance sur les chemins de la compassion. Et déjà, par l'Esprit Saint, il renouvelle la face de la terre, il rend possible une espérance ». (Méditation du 1er janvier)
ctb
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